La sélection nationale a quitté hier Alger à destination de Rotterdam où elle disputera, demain soir, face aux Pays-Bas, le premier de ses deux matches amicaux avant la Coupe du monde.
Au lendemain d’une séance ouvert au public et aux médias au Nelson-Mandela Stadium à la faveur de laquelle les Verts ont pu communier avec leurs milliers de supporters présents, les 27 éléments retenus par Vladimir Petkovic pour le mondial américain ont effectué un ultime galop collectif, la matinée au Centre technique national de Sidi-Moussa, avant de s’envoler à partir de 16h vers les Pays-Bas à bord d’un vol spécial affrété par Air Algérie. Comme le veut la tradition, les coéquipiers du polyvalent Ramy Bensebaïni s’entraineront en fin d’après-midi sur le terrain principal du stade De Kuip, là où ils auront à défier les Oranje de Ronald Koeman dans un sacré match-test qui dira beaucoup de la prestance actuelle de l’EN à quinze jours de son entrée en lice en Coupe du monde, à Kansas City, face à l’Argentine de Scaloni.
Deux éléments (déjà) ménagés
Pour cette rencontre qui n’aura (presque) rien d’amical face à la 7ème nation mondiale, du moins dans l’intensité, il est attendu de Vladimir Petkovic d’aligner un onze qui ne sera, assurément, pas trop différent de celui qui défiera l’Albiceleste le 17 juin prochain à l’Arrowhead Stadium. Deux incertitudes subsistent, néanmoins, de façon à pouvoir déjà être considérées comme un double forfait parfaitement assumé par le staff technique des Verts.
Bien qu’il soit arrivé au cocon de Sidi-Moussa avec le statut de numéro 1 acquis lors de la dernière CAN, le gardien de but Luca Zidane sera, en effet, laissé au repos car n’ayant pas encore recouvré l’intégralité de ses moyens depuis son opération quand bien même son masque de protection et son engagement partiel aux entrainements laissent penser au contraire. L’autre absence concerne, sans surprise, le milieu de terrain Hichem Boudaoui, qui avait payé de sa personne à l’occasion du barrage-aller (Ligue 1/2) face à l’AS Saint-Etienne et dont l’état actuel et la récupération ont été jugés pas encore à 100 % par le staff médical des Verts.
Ultimes retouches ou revue d’effectif ?
L’occasion, de fait, de voir enfin Oussama Benbot obtenir ce qu’il a toujours réclamé : la visibilité dont bénéficie le numéro 1. Il ne serait, néanmoins, pas impensable de voir Petkovic «offrir» également une mi-temps à Melvin Mastil face aux coéquipiers de Memphis Depay et Cody Gakpo. Plus que l’identité de celui qui suppléera Zidane dans les bois, l’interrogation majeure a, cependant, trait à la réflexion qu’a fait mûrir le staff technique au sujet de cette confrontation face à l’un des grands d’Europe.
Fera-t-il jouer son équipe-type pour huiler les mécanismes et y apporter les dernières retouches ou penchera-t-il plutôt pour une large revue d’effectif de façon à servir du temps de jeu à la majorité de ses capés ? Seule certitude et (là encore) sauf changement de programme, les Verts rentreront à Alger où ils rejoindront leur QG de Sidi-Moussa sitôt ce premier test grandeur nature effectué avant d’entamer concrètement la grande aventure de la Coupe du monde en s’envolant, le lendemain, pour les Etats-Unis.
Préparation ambitieuse
Dans son groupe qui prépare avec sérieux et ambition cette première édition à 48 sélections, Vladimir Petkovic pourra, notamment, compter sur l’expérience à ce niveau de la compétition de trois cadres de son vestiaire, Riyad Mahrez, Nabil Bentaleb et Aïssa Mandi, les seuls parmi les 27 à avoir déjà vécu une Coupe du monde. Ce trio qui constitue une véritable colonne vertébrale du onze était, en effet, déjà de l’épopée brésilienne en 2014 sous Vahid Halilhodzic avec des statuts différents. Devenu deux ans plus tard l’un des meilleurs joueurs de la planète, l’actuel capitaine des Verts n’avait, ainsi, été titularisé qu’à une seule reprise, disputant les 70 premières minutes du choc face à la Belgique à Belo Horizonte avant de sortir du onze et de ne plus y revenir du tournoi.
L’expérience du trio mondialiste
Sa décevante prestation avait profité à Abdelmoumen Djabou et Mahrez a suivi le reste de la compétition du banc de touche sans jamais le quitter. Mandi et Bentaleb avaient, de leur côté, eu plus de chance en disputant, chacun trois rencontres. Le milieu de terrain lillois a, à ce propos, joué l’intégralité du premier tour en étant titulaire à chaque sortie de ce premier tour (Belgique, Corée du Sud et Russie) au moment où son coéquipier de la défense avait été laissé sur le flanc pour l’entrée en matière des Verts, avant d’être lancé dans le bain lors du deuxième match à Porto Alegre face au représentant asiatique.
Des trois éléments mondialistes 2014, seul Aïssa Mandi avait, pour l’anecdote, disputé l’épique huitième de finale face à l’Allemagne future championne du monde dans un rôle de latéral-droit. Il n’est, du reste, guère à écarter que le recordman des sélections soit, cette fois-ci aussi, celui des trois qui aura le plus de responsabilités et de temps de jeu pour ce qui sera « leur » seconde et dernière Coupe du monde ensemble.
-RACHID BELARBI
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