Dossier

FIFA : Le naufrage de Gianni Infantino (Ahmed Bessol)

FIFA : Le naufrage de Gianni Infantino (Ahmed Bessol)

La Coupe du monde 2026 devait consacrer le triomphe de la FIFA et de son président, Gianni Infantino. Elle risque finalement de rester dans les annales comme celle qui a fragilisé son autorité et accéléré la contestation de sa gouvernance. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, un président de la FIFA, Gianni Infantino, et un président des États-Unis, Donald Trump, ont été copieusement hués lors de la cérémonie de remise du trophée. Une scène inédite qui traduit le profond malaise suscité par la politisation grandissante de l’instance dirigeante du football mondial. Ces sifflets ne visaient pas seulement deux hommes. Ils exprimaient un rejet plus large d’une manière de gouverner le football, perçue par une partie de l’opinion comme s’éloignant des principes d’indépendance, de neutralité et d’universalité qui ont longtemps constitué l’identité de la FIFA. Elles marquent également des positions tranchantes, comme celles de ces députés anglais qui demandent à leur fédération de quitter l’instance de Zurich, ou encore celle des députés de l’UE, ainsi que des plaintes devant des tribunaux. sportnewz.click

Tout au long de la compétition, les controverses se sont accumulées. Les critiques ont porté sur l’organisation
du tournoi, les choix protocolaires, la communication de la FIFA, la proximité affichée entre Gianni Infantino et Donald Trump, ainsi que sur une gouvernance jugée de plus en plus personnalisée. Les réseaux sociaux, tout comme de nombreux éditorialistes, se sont fait l’écho d’un mécontentement rarement observé à une telle échelle lors d’une Coupe du monde. À ces polémiques est venue s’ajouter une image inhabituelle : celle d’un président de la FIFA occupant parfois davantage l’espace médiatique que le football lui- même. De nombreuses voix ont dénoncé une personnalisation excessive du pouvoir, estimant que l’institution servait davantage la communication de son dirigeant que la promotion du jeu.

Depuis plusieurs années déjà, Gianni Infantino est accusé par ses détracteurs d’avoir profondément modifié le fonctionnement de la FIFA en concentrant les décisions stratégiques autour de sa personne. Les contre-pouvoirs internes sont jugés moins influents, tandis que les grandes orientations seraient désormais arrêtées dans un cercle de plus en plus restreint, avec le Marocain Faouzi Lakjaa et l’Égyptien Abou Hani Reda en tant que membres du Conseil de la FIFA, qui tentent de freiner toute contestation en Afrique. Élu en 2016 au lendemain de la chute de Sepp Blatter, Gianni Infantino incarnait alors le renouveau. Il promettait une FIFA plus transparente, plus éthique et plus proche des fédérations nationales. Dix ans plus tard, le contraste est saisissant. Ses détracteurs lui reprochent d’avoir progressivement concentré le pouvoir, renforcé la personnalisation de la gouvernance et installé un mode de fonctionnement où les contre-pouvoirs apparaissent de moins en moins visibles.

Pour nombre d’observateurs, la promesse de rupture avec le passé s’est estompée au profit d’une présidence qui suscite aujourd’hui des critiques comparables, dans un contexte différent, à celles qui avaient marqué la fin de l’ère Blatter. La proximité affichée entre le président de la FIFA et Donald Trump a également alimenté les critiques. Pour de nombreux observateurs, cette relation a brouillé la frontière entre le sport et la politique, pourtant défendue avec vigueur par la FIFA lorsqu’il s’agit de sanctionner fédérations, joueurs ou dirigeants nationaux. Le paradoxe n’a échappé à personne : l’instance mondiale invoque régulièrement le principe de neutralité politique pour justifier certaines sanctions disciplinaires, mais son président est apparu tout au long de cette Coupe du monde dans une proximité assumée avec le Chef de l’État américain, donnant le sentiment d’une FIFA engagée sur un terrain qui n’est pas le sien.

Au-delà des huées, c’est désormais l’avenir à la tête de l’instance de Gianni Infantino qui semble avoir oublié qu’il n’est qu’un simple employé qui est ouvertement évoqué. Dans plusieurs confédérations, des dirigeants commencent à s’interroger sur l’après-Infantino. Sans constituer encore une opposition structurée, les critiques se multiplient et les appels à une alternance deviennent de moins en moins discrets. L’histoire montre que les présidents de la FIFA paraissent souvent inamovibles… jusqu’au moment où le rapport de force bascule. João Havelange avait quitté ses fonctions après vingt-quatre années de règne. Sepp Blatter, longtemps considéré comme indétrônable, avait été contraint de partir sous le poids des scandales qui avaient secoué la FIFA. Aujourd’hui, Gianni Infantino se retrouve à son tour confronté à une contestation qui dépasse largement le seul cadre sportif.

Cette Coupe du monde pourrait ainsi marquer un tournant. Non pas en raison de son vainqueur, mais parce qu’elle a révélé au grand jour une fracture entre la gouvernance de la FIFA et une partie de l’opinion du football mondial. Les grandes compétitions forgent les légendes sportives, mais elles peuvent aussi bouleverser les équilibres institutionnels. Le Mondial 2026 restera peut-être comme celui qui a consacré un champion sur le terrain, tout en ouvrant une période d’incertitude au sommet de la FIFA. Les huées de la finale n’ont sans doute pas, à elles seules, décidé de l’avenir de Gianni Infantino. En revanche, elles ont donné une résonance mondiale à une contestation qui, jusque-là, s’exprimait surtout dans les coulisses du football international. Lorsqu’un président de la FIFA devient lui-même l’objet principal de la contestation populaire, c’est que le débat dépasse désormais sa seule personne : il porte sur la gouvernance et l’avenir même de l’institution. Aussi, l’alibi financier ne tient pas la route. Les sommes investies par les gouvernements pour le football dépassent très largement les peccadilles de la FIFA.
– AHMED BESSOL

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2027 : La CAF officialise le passage de 24 à 28 équipes

Après la Coupe du monde à 48 équipes en 2026, place à la Coupe d'Afrique des nations (CAN) à 28 en 2027. Comme pressenti ces derniers mois, le président de la Confédération africaine de football (CAF) Patrice Motsepe a profité d'une conférence de presse organisée à Johannesburg (Afrique du sud) ce mercredi pour confirmer l'élargissement du nombre d'équipes lors de la prochaine édition de la compétition continentale.

"Nous avons augmenté le nombre de participants à la prochaine édition de la CAN", a-t-il affirmé devant les journalistes, soulignant qu'on passerait de 24 à 28 équipes.

Avec quatre équipes supplémentaires, la phase de groupes devrait désormais compter sept poules de quatre sélections. Lors du précédent format à 24 équipes, les sélections étaient réparties en six groupes de quatre. Les deux premiers de chaque poule ainsi que les quatre meilleurs troisièmes décrochaient leur billet pour les huitièmes de finale. La CAF devrait éclaircir très prochainement ce nouveau format.

Les qualifications pour la CAN 2027 doivent se dérouler sur trois fenêtres internationales. Les deux premières journées entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026, les troisième et quatrième journées du 9 au 17 novembre 2026, puis les deux dernières journées du 22 au 30 mars 2027.

Chamade YAH

Phil Foden prolonge à Manchester City jusqu'en 2030

L'attaquant de Manchester City Phil Foden a signé mercredi une prolongation de contrat de quatre ans, a annoncé le club mancunien mercredi, un an avant la fin de son contrat actuel. L'international anglais de 26 ans est désormais lié à Manchester City jusqu'en 2030, avec une option pour une année supplémentaire.

Cette signature intervient après une période délicate pour le joueur, freiné par des blessures, une baisse de forme et une non-sélection pour la dernière Coupe du monde. Phil Foden n’a pas disputé le Mondial 2026 avec l’Angleterre, écarté par le sélectionneur allemand Thomas Tuchel fin mai.

‘He’s like Pogba’: Ex-Tanzania coach hails Kaizer Chiefs’ new midfield signing

Former Tanzania national team head coach Adel Amrouche has linked new Kaizer Chiefs signing Adolf Mtasingwa Bitegeko to French star Paul Pogba.

Bitegeko is yet to play for Amakhosi but his former coach believes the Soweto giants have signed a ‘baller’. The former Azam midfielder is Chiefs’ third signing of the season after Renaldo Leaner and Thabo Moloisane.

“He has good height, plays with simplicity and doesn’t complicate his life on the pitch,” Amrouche said as per GOAL.

“He can be even better if he finds an environment where he’s trusted and managed well.

“He’s like Pogba. Adolf has a nice passing range.”

Bitegeko’s former Azam FC teammate Prince Dube also shared his thoughts on what Kaizer Chiefs can expect from their new midfielder.

“He’s a typical defensive midfielder who sits in front of the defence and protects the back four well.

“I think he’ll fit in very well at Kaizer Chiefs.

“He needs to adjust because South African football is quicker, but his passing is very good,” Dube added.

Can the new Kaizer Chiefs midfielder deliver?

The 27-year-old midfielder has played for KR Reykjavik, Keflavik, and Volsungur IF, and also had brief spells in Norway and Finland.

He joined Azam in 2024 and immediately became one of the most sought after midfielder in Tanzania. At Amakhosi, he will have to fight Sibongiseni Mthwethwa and Siphesihle Ndlove for the number six position.

He might get his first run when Kaizer Chiefs play Scotland FC in the Toyota Cup this weekend.

Do you expect new Chiefs midfielder to dominate the midfield?

Guillermo Ochoa met un terme à sa longue carrière

Le gardien mexicain Guillermo «Memo» Ochoa, qui vient de participer à sa sixième Coupe du monde, un record qu'il détient conjointement avec le Portugais Ronaldo et l'Argentin Messi, a annoncé mardi à 41 ans mettre un terme à sa carrière. Il l’avait déjà annoncé avant le Mondial, dans une vidéo publiée sur la chaîne Youtube de la Fifa.

Guillermo Ochoa compte 154 apparitions sous le maillot de la sélection mexicaine, faisant de lui le troisième joueur le plus capé de l’histoire de sa sélection. Passé professionnel en 2003 au Club América, il a connu une carrière mouvementée, passant par Ajaccio, Malaga ou le Standard de Liège. Revenu au Club América de 2019 à 2022, « Memo » Ochoa a disputé plus de 1 000 matches en professionnel. Après 23 ans de loyaux services, le portier qui s’était révélé aux yeux du monde au Mondial 2014 au Brésil a décidé de tourner la page.

In brief

Roos needs an All Blacks Hail Mary Following his latest Springbok snub, Evan Roos must use the Stormers’ Rugby’s Greatest Rivalry clash at Cape Town Stadium to change Rassie Erasmus’ mind. The post Roos needs an All Blacks Hail Mary appeared first on SA Rugby magazine.

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